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02 novembre 2005
Hard-Fi - Stars of CCTV
Et voilà mon premier album coup de cœur et il est bien mérité ! Jeune groupe anglais Londonien, Hard-fi livre ici un LP de grande qualité : Stars of CCTV (CCTV est le petit noms donné au réseau de caméras qui fleurissent dans tout Londres). Leur Pop teintée d’électro et d'influences bien assumées (The Clash ou Franz Ferdinand), promet de belles choses pour l’avenir.
Cet album me rappelle un peu celui de Kasabian sorti il y a un an. Une Pop bien dans son époque, des accompagnements électro maîtrisés (un peu comme les effets spéciaux dans Amélie Poulain… juste ce qu’il faut), des chansons avec chacune leur personnalité, mais le tout offre un album très homogène.
Au final on passe d’un morceau Punk (la 1), à un morceau Electro (la 5) ou un morceau Pop lancinant (la 8) avec beaucoup de plaisir.
Un album à écouter d’urgence et un groupe à suivre : toutes ses dates anglaises en octobre étaient " sold out " !
Playlist :
| 1. Cash machine | 6. Unecessary trouble 7. Move on now 8. Better do better 9. Living for the weekend 10. Feltham is singing out 11. Stars of cctv |
Label : Warner
Année : 2005
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Prochain concert : Le 6/11 à La Cigale – Festival Inrocks Black XS – avec Kaiser Chief, The Subways, The Futurhead et Maximo Park.
16:20 Publié dans AlBuMs, CouPs 2 CoeuR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
Stars Of CCTV
Hard-Fi
Necessary / Atlantic - 2005
POP / ROCK
En août dernier, en assistant au début du set des Kaiser Chiefs au festival de Benicàssim, on se dit qu’à force de tirer sur la corde, la nouvelle scène rock anglaise commence à devenir fatigante. Cette arrogance à deux francs (deux euros ?), ces compositions banales, ces influences sans valeur ajoutée, ce gros son racoleur censé faire décoller le tout… On ne s’y fera plus reprendre, épuisé par cette scène où des groupes de pub vendent un million d’album...
Et bien sûr, comme toujours avec la pop anglaise, où la frontière entre arrogance gratuite et talent évident est ténue, on replonge à la moindre occasion. Sur le papier, Hard-Fi est un nouveau groupe (énième ?) influencé par les Clash et les Specials, boosté par une production légèrement electro, rien d’original, plutôt le genre de groupe anglais racoleur qu’on préfère laisser de côté, à force. Et pourtant, une fois l’écoute lancée, on y revient ; et rapidement on ne se détache plus de ce disque addictif, de son enthousiasme, de sa fraîcheur juvénile, de ses hymnes populaires…
Dès le premier titre Cash Machine, les quatre de Hard-Fi mordent à pleine dents dans une musique bondissante, où les guitares claquent comme un élastique, provoquant des ondulations contagieuses. Depuis les Happy Mondays, on aime rien tant que ce genre de construction instable et jouissive, tendue à la limite du mauvais goût, portée par un groove irrésistible…Le limpide Hard To Beat ou le nerveux Unnecessary Trouble utilisent la même dynamique : une guitare qui rebondit sur une basse puissante, un chant fier et émotif, une mélodie imparable… Les Hard-Fi jouent des chansons XXL, dix fois trop grandes pour eux, mais en y croyant à tous les degrés. Rien n’est à eux mais tout leur appartient…
Sur Tied Up Too Tight, ils s’approprient un air populaire mélancolique, pour le faire dévier vers un refrain touchant, étendard des espoirs et de la naïveté adolescentes. Plus loin, Move On Now est une très belle ballade au piano à fleur de peau, à la mélancolie charmeuse. Better Do Better commence acoustique, portée par d’enivrantes effluves dub, avant d’être emportée par un refrain grandiloquent assez limite, mais finalement tellement efficace…
Comme les Killers, les garçons de Hard-Fi n’ont pas d’oeillères et ne se refusent rien qui puisse servir leur propos. En fin d’album, ils se lâchent même complètement : sur Feltham Is Singing Out, qu’on imagine bien devenir un tube dans les pubs anglais, on se croirait chez Mary J. Blige ou chez The Streets, avant que des guitares conquérantes reprennent le dessus. Puis vient Living For The Week End, hymne du samedi soir complètement triomphant et décomplexé…Stars of CCTV, astucieuse ballade sensuelle et narquoise, conclut l’affaire de belle manière.
On ne sait pas quelle équipe de foot ils supportent, mais visiblement les quatre de Hard-Fi ne se déplacent pas pour rien : 11 chansons, presque autant de tubes…Ce qui est agréable, c’est cette impression, en écoutant leur album, de les voir jouer sur leur canapé, au milieu des bières et des volutes de cigarettes… comme avec l’Oasis de Definitely Maybe, dont ils partagent l’insouciance, la puissance, et la célébration mélancolique d’un certain mode de vie.
La scène rock actuelle est bizarre : un jour on a l’impression que c’est la meilleure chose arrivée au rock depuis des lustres, le lendemain on la trouve superficielle et nullarde. Au milieu de tout ça, Hard-Fi enthousiasme par sa fraîcheur et sa sincérité : une chose est sûre, on prend plus de plaisir à écouter Hard To Beat que les lassants Juicebox ou Do You Want To ?, les nouveaux singles des Strokes et de Franz Ferdinand.
Ecrit par : Joss | 21 novembre 2005
Merci Joss pour ce "petit" commentaire bien sympa. Je partage ton avis sur le fait que les anglais nous balancent régulièrement de nouveaux groupes où le pire accompagne le meilleur. Dur de faire le tri parfois, je dirais qu'il faut prendre comme ça vient et se faire plaisir. Pour le reste le temps fait son oeuvre et le passage du second album régule un peu tout ça. Pour au final ne garder que le meilleur. Je vois avec plaisir éclorent des groupes canadiens, belges et même français qui nous permettent aussi d'y voir plus clair. La musique est un éternel recommencement fait d'influences à la base et de la personnalité des groupes pour le reste. Mais ne leur jetons pas la pierre, il est peut-être plus difficile de créer de nos jours qu'à l'époque des Beatles où tout était vierge ! A chaque époque certains sortent du lot (U2, Oasis, Noir Désir, The Strockes) et peut-être Hard-Fi... réponse dans 10 ans !
Ma Zic à Moi
Ecrit par : mazicamoi | 22 novembre 2005
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